La prostate : Quelques solutions naturelles !

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Plusieurs plantes ont fait la preuve de leur efficacité dans le traitement des troubles de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Certains sont même couramment utilisés depuis plusieurs années. Les effets indésirables sont moindres ici.

Ces plantes qui soulagent !
Le palmier (Serenoa repens) : Le « palmier scie » est originaire du sud-est des Etats-Unis. Ses petites baies noires étaient utilisées dans la médecine traditionnelle pour soigner les irritations de la vessie, de l’urètre et de la prostate. C’est à partir de la pulpe et des graines de ses fruits mûrs et séchés que l’on extrait aujourd’hui les principes actifs du palmier de Floride. Il s’agit principalement d’acides gras spécifiques qui permettent, en inhibant l’enzyme 5-alpha-réductase, de réguler les taux de dihydrotestostérone dans la prostate, molécule à l’origine de l’augmentation du volume de la prostate. Plus de 20 études cliniques ont montré que ces extraits permettent également de soulager les symptômes urinaires en réduisant la contraction des muscles lisses de la vessie et du sphincter qui provoquent les envies impérieuses d’uriner. Notons en outre que dans une étude publiée par le journal scientifique of urology en décembre 2001, des chercheurs américains (Ecole de Médecine de l’université de Chicago, Ohio) ont donné, soit de l’extrait de palmier de Floride soit un placebo à 85 hommes âgés de plus de 45 ans. Après deux mois de traitement (2 prises par jour) les hommes ayant suivi le traitement rapportent une nette amélioration de leurs symptômes : ils allaient uriner moins souvent le jour comme la nuit et leurs mictions étaient moins souvent interrompues. Précisons enfin que le palmier entre dans la composition de médicaments classiques prescrits dans le traitement de l’hypertrophie de la prostate (Permixon).

Le prunier (Pygeum africanum) : Le « prunier d’Afrique » est un arbre qui pousse en Afrique du Sud, à Madagascar et dans certains pays d’Afrique centrale. L’écorce est la partie active. Elle renferme des composés qui agissent en inhibant les facteurs de croissance de façon à réguler la prolifération des cellules prostatiques. En septembre 2002, une synthèse de 18 études cliniques a montré que l’extrait de prunier d’Afrique permettait, après 2 à 4 mois de traitement, d’améliorer les symptômes de 64% (contre seulement 30% chez les personnes qui prenaient un placebo). Le flux urinaire s’était nettement amélioré, sans effet secondaire. Un médicament, le Tadenan doit son efficacité à un extrait de Pygeum africanum.

L’ortie : C’est la racine qui est utilisée, les feuilles étant réservées au traitement des ongles cassants et de la chute des cheveux ! C’est encore un stérol, le bêta-sitostérol, qui excerce son action bénéfique sur la prostate (Arkogélules Racine d’Ortie). Une étude parue en 1996 dans le journal allemand Urologue, a montré qu’après 3 mois de traitement avec un extrait de racine d’ortie, les hommes ont vu leur flux urinaire maximal augmenter de 66% (contre seulement 36% dans le groupe placebo). Diminution du volume prostatique, amélioration du flux urinaire, ses effets sont comparables à ceux des plantes précédentes.

La courge : (Cucurbica pepo) Rapportée d’Amérique, les Indiens mangeaient sa chair et gardaient ses graines pour soigner les problèmes rénaux. Plus tard, les graines de courge ont été utilisées comme vermifuges dans les infections intestinales. Aujourd’hui, on extrait des pépins une huile très riche en acide linoléique, un acide gras essentiel, qui permet d’améliorer les symptômes de la prostate. Cette huile contient également des minéraux dont le zinc et des vitamines (B,C, E principalement) (Arkogélules Huile de Pépins de Courge).

Le pollen : Les extraits de pollen sont aujourd’hui des compléments alimentaires courants, utilisés notamment pour lutter contre la fatigue et les infections hivernales. Mais le pollen agit également sur les récepteurs de la dihydrotestostérone bloquant ainsi l’hyperplasie. Ses effets sont donc comparables à ceux des plantes présentées jusqu’ici. Selon une étude publiée en 1996, parmi 89 patients atteint d4’HBP, le pollen a apporté 78% d’amélioration des symptômes urinaires contre 55% avec un extrait de prunier d’Afrique (Tadenan). Le pollen est également un stimulant de l’immunité et un antioxydant.

Moringa oleifera et Prosopis africana: ces plantes sont efficace contre l’hypertrophie bénigne de la prostate. Il suffit simplement d’utiliser l’extrait des racines de la première et l’écorce de la deuxième.

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