La Dengue ou « Petit palu » : Des solutions à cette maladie bénigne existent

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La dengue ou « petit palu » est une arbovirose très répandue, c’est à dire une maladie transmise par un arthropode (ici un moustique aèdes). C est une maladie infectieuse aiguë. Elle est généralement bénigne mais ses formes hémorragiques sont redoutables. Cette maladie très répandue en zones intertropicales fait partie du groupe des fièvres dites hémorragiques. Elle touche 60 à 100 millions de personnes chaque année dans le monde.

Quels sont les symptômes de cette maladie ?
La maladie se déclare 7 à 14 jours après la piqûre, par un syndrome grippal avec fièvre élevée, ralentissement du rythme cardiaque, hypotension, anorexie, céphalées, douleurs derrière les yeux, éruption cutanée sur les joues, douleurs musculaires et courbatures diffuses. Ces symptômes sont semblables à ceux de la grippe. Cependant certaines personnes ne démontrent aucun symptôme. Le patient préfère ne pas marcher et, s’il le fait, il a une démarche raide et affectée, souvent sur la pointe des pieds, d’où le nom de la maladie (dengue signifie en espagnol « manière affectée »). La fièvre chute après 2 à 4 jours avec transpiration et sensation de bien-être. Rechute de la fièvre après 2 jours d’accalmie avec éruption morbilliforme et rougeurs des paumes et des plantes. Dans cette forme simple, l’évolution est vite favorable avec un traitement symptomatique ( boissons abondantes). Dans les cas plus graves, les personnes infectées (environ 1 %) peuvent souffrir de la dengue hémorragique.
Cette dengue hémorragique est une forme plus grave qui se voit principalement chez l’enfant. Les symptômes sont majorés, l’état général est altéré, les troubles digestifs sont constants. Des taches de sang sur la peau (purpura, ecchymoses) et des saignements diffus (nez, gencives, vomissements sanglants, selles noirâtres) achèvent de caractériser le tableau clinique. Le pronostic est souvent grave. Il n’y a pas de traitement spécifique.

Quel est le mode de transmission ?
Le moustique responsable de la transmission de la maladie est du genre Aèdes aegypti.
C’est la femelle de ce moustique qui en est l’hôte intermédiaire, elle recueille le virus circulant dans le sang d’une personne infectée lorsqu’elle la pique et permet alors sa dissémination quand elle piquera d’autres personnes. Après une incubation de huit à dix jours, le moustique infectieux pourra toute sa vie transmettre le virus aux sujets sensibles lorsqu’il procède à des piqûres exploratoires et se nourrit. La femelle infectieuse peut également transmettre le virus à la génération suivante par voie transovarienne, mais l’on n’a pas encore bien déterminé l’importance de cette voie dans le maintien de la transmission à l’homme. C’est principalement l’homme qui est porteur du virus, permet sa prolifération et sert de source de contamination pour les moustiques qui ne sont pas encore infectés. Chez un sujet infecté, le virus circule dans le sang pendant deux à sept jours et les épisodes fébriles coïncident approximativement avec cette période, pendant laquelle un moustique Aedes peut se contaminer s’il se nourrit sur ce sujet. Des travaux ont montré que, dans certaines régions du monde, des singes pouvaient jouer un rôle similaire dans la transmission. Contrairement à la plupart des vecteurs du paludisme, ce moustique se nourrit de préférence sur son hôte humain au cours de la journée. Il pénètre souvent dans les habitations pour s’y reposer et s’y nourrir, et se reproduit dans les collections d’eau ou les réservoirs situés à proximité des habitations. En conséquence,, Aedes aegypti a envahi les zones urbaines, suburbaines et rurales de nombreuses régions tropicales.

Seuls certains arbovirus sont pathogènes à l’homme !
Les arboviroses regroupent un vaste ensemble d’infections spécifiques ayant en commun d’une part la transmission par un vecteur de type arthropode et d’autre part un tropisme ou affinité vasculaire, hépatique ou cérébral. Sur plus de 500 virus de la catégorie des arbovirus, agents habituels de zoonoses, seulement une centaine est pathogène pour l’homme. Les arthropodes hématophages qui assurent la transmission appartiennent à de nombreuses espèces (culicidés, tiques, phlébotomes) qui définissent avec les animaux (réservoirs) la répartition des maladies humaines.
Les rythmes saisonniers et la distribution géographique font que ces pathologies sont plus fréquentes sous les tropiques.

A quoi attribue-t-on la propagation de la dengue ?
On attribue la propagation de la dengue à l’extension de l’aire de distribution géographique des quatre types de virus et de leurs moustiques vecteurs, dont le plus important est Aedes aegypti, espèce à prédominance urbaine. La croissance rapide des populations urbaines de moustiques amène au contact du vecteur un nombre toujours plus grand de personnes, notamment dans des zones favorables à la prolifération de ces insectes, par exemple là où les ménages font couramment des réserves d’eau et où l’évacuation des déchets est insuffisante.

Quelles sont les caractéristiques de la maladie ?
La dengue est une maladie de type grippal qui touche les nourrissons, les enfants en bas âge et les adultes, mais dont l’issue est rarement fatale.
Elle présente un tableau clinique qui varie selon l’âge du patient. Chez les nourrissons et les enfants en bas âge, elle peut prendre la forme d’un syndrome fébrile indifférencié avec éruption. Chez l’enfant plus âgé et l’adulte, on peut observer soit un syndrome fébrile bénin, soit une maladie incapacitante classique d’installation brusque avec forte fièvre, éruption, céphalées intenses et douleurs rétro orbitaires, musculaires et articulaires.
La dengue hémorragique est une complication potentiellement mortelle qui se caractérise par une forte fièvre souvent accompagnée d’une hépatomégalie et, dans les cas graves, d’un collapsus cardio-vasculaire. Elle commence en général par une forte poussée fébrile accompagnée d’une rougeur du visage et d’autres symptômes de type grippal. La fièvre peut se maintenir de deux à sept jours, atteindre 41°C et s’accompagner éventuellement de convulsions et d’autres complications.
Dans les cas modérément graves, les symptômes s’apaisent en totalité après la disparition de la fièvre. Dans les cas sévères, l’état du malade peut se détériorer brusquement après un épisode fébrile de quelques jours; la température s’effondre, puis des signes de collapsus cardio-vasculaire apparaissent et le malade peut rapidement tomber dans un état critique de choc et mourir dans les 12 à 24 heures, ou au contraire récupérer rapidement, moyennant un traitement médical adapté.

Pourquoi la dengue ne cesse de grimper ?
La dengue ne cesse de gagner du terrain. Plusieurs raisons expliquent son expansion : l’augmentation des déplacements et des transports aériens, le manque de contrôle efficace des moustiques, les bouleversements démographiques et sociaux majeurs survenus depuis la Seconde guerre mondiale, une forte croissance démographique et pour finir une urbanisation monstre et désordonnée.

Quelques solutions naturelles possibles pour le traitement de la dengue !
Plusieurs combinaisons de médicaments naturelles restent possibles pour venir à bout de cette maladie :

• Boire une infusion de mélange de feuilles de Combretum glutinosum (rat), Combretum micranthum et Guiera senegalensis.

• Enfin boire une décoction d’un mélange de racines de Tinospora bakis (bakiis), de Maytenus senegalensis (dori) et de Annona senegalensis (dugoor).

• Boire de très bon matin une eau dans laquelle quelques tranches de Tinospora bakis (bakis en wolof) ont passé la nuit précédente. Bon remède.

• Prendre (boisson) une macération de racines de sendiégne (Cassia sieberiana), de gousses de daxaar (Tamarindus indica) et de gousses de sump (Balanites aegyptiaca). Dissipe l’état fièvreux.

• Boire une décoction d’écorces de Lannea acida ou « soon » aiderait à lutter contre l’hypotension artérielle accompagnant la dengue.

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